Treks Himalaya
 
Charte de recommandations pour
un tourisme responsable et équitable
 
 

Pourquoi cette Charte ?

Les interventions d'assistance et d'aide au développement, qu'elles soient pédagogiques, médicales, ou autres doivent avoir pour seul but la protection des populations et de leur environnement, dans le respect absolu de leurs traditions, contre les agressions du monde dit "moderne et civilisé" et du tourisme de masse.
Pour cela, nous ne devons, par notre aide, que veiller à favoriser la prise en charge de ces populations par elles-mêmes.
Chacun a des raisons intimes et légitimes lorsqu'il voyage, pour mener des actions humanitaires, collecter et distribuer des dons, etc. Il n'est pas question d'intervenir sur ces motivations, mais plus, par ces recommandations, de nous concentrer sur l'efficacité et la pérennité des actions.

RECOMMANDATION N°1
Les dons de biens matériels doivent de préférence être réalisés auprès de structures ou de responsables. Le don individuel de ces biens, à un adulte et encore plus à un enfant, doit être évité. Il peut se faire à titre exceptionnel, à des familles particulièrement pauvres et éloignées de toute structure; à celles qui nous accueillent ou à des connaissances locales, prenant alors la dimension d'un remerciement ou d'un échange. La discrétion reste dans tous les cas absolument nécessaire.

RECOMMANDATION N°2
La découverte de l'autre et l'échange priment sur la transmission de "savoirs" propres à chaque contexte. Il est le plus souvent préférable d'écouter et de comprendre les points de vues locaux, de nous adapter, et d'essayer d'oublier pour un temps nos propres habitudes.

RECOMMANDATION N°3
Le voyageur reste aux yeux des populations rencontrées un touriste. "L'étalement" au grand jour de biens à jamais inaccessible pour des populations très pauvres, est à limiter le plus possible. Il ne s'agit pas nécessairement de tenter de vivre à la façon des autochtones, mais de prendre en compte leur cadre de vie.

RECOMMANDATION N°4
Les appareils photo, vidéo, ou autres, sont perçus différemment selon les cultures. Ici encore, la plus grande discrétion est à observer, quitte à "louper la photo du siècle". Demander l'autorisation est bien la moindre des choses mais ne suffit pas toujours. L'échange "une photo contre de l'argent" doit également être proscrit, sauf s'il s'agit d'une démarche professionnelle. La promesse d'envoi de ces photos ne devra pas être oubliée sitôt le voyageur rentré à la maison. L'interdit ou le refus exprimé verbalement ou par tout autre support doit être respecté sans réserve.

RECOMMANDATION N°5
Les environnements traversés, même très vastes, ne doivent pas servir de dépotoir aux touristes qui les traversent, même quand la population locale n'est pas sensibilisée sur cette question. Nous devrions tout faire, y compris en nous équipant du matériel nécessaire avant notre départ, afin de faire disparaître la trace de notre passage, pour ceux qui nous suivent tout comme pour ceux qui vivent sur place.

 
© Rencontres du Bout du Monde - 2001
 

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  Alain Goléa
   
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